Modélisation moléculaire et Complexation métallique : Etude DFT
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Date
2026
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Cette thèse porte sur une étude théorique des propriétés électroniques et structurales de
complexes organométalliques comportant deux types de ligands : des ligands mixtes dérivés de
bases de Schiff et de pyridine, ainsi que la triphénylphosphine sulfurée (SP(Ph)₃). L’object if
principal est de mieux comprendre la formation et la nature des liaisons métal-ligand, métal-métal
en utilisant des méthodes avancées de chimie théorique, notamment les méthodes de la théorie de
la fonctionnelle de la densité (DFT). Les résultats des calculs, réalisés par la DFT avec les
fonctionnelles BP86, PBE et en utilisant le logiciel ADF, montrent que ces fonctionnelles de type
GGA donnent de bons résultats pour la description de la longueur de liaison métal–ligand, métalmétal
et
pour l’énergie. Les situations de liaison dans les complexes ont été analysées au niveau
DFT (BP86) par la méthode des orbitales naturelles de liaison (NBO) et par analyse de
décomposit ion de l’énergie.
L’étude des complexes des ligands mixtes dérivés de bases de Schiff et de pyridine montre
que la géométrie des complexes a été influencée par la nature du métal ; les complexes de Ni(II)
et Pd(II) adoptent une géométrie carrée plane. Le complexe de Zn(II) se caractérise par une
géométrie tétraédrique, tandis que Cu(II) présente une géométrie intermédiaire. Les analyses
montrent que Ni(II) présente des interactions métal–ligand les plus fortes et un caractère covalent
marqué, tandis que Zn(II) et Cu(II) révèlent moins réactifs. Les propriétés électroniques et
spectrales observées offrent des perspectives pour une application éventuelle en tant que matériaux
luminescents.
L’étude du ligand SP(Ph)₃ complexé par les métaux du groupe 11 montre que la nature du
métal influence fortement la structure et les propriétés électroniques des complexes mono- et
bimétalliques. Les calculs révèlent que l’or établit les liaisons métal–soufre les plus covalentes
grâce aux effets relat ivistes, tandis que le cuivre et l’argent favorisent principalement les
interactions électrostatiques. La présence de deux centres métalliques dans les complexes
binucléaires provoque un effet synergique qui consolide certaines liaisons et influe sur la stabilité
globale. Cette étude met également en lumière l’influence des effets relat ivistes, des interactions
dispersives et des contributions orbitalaires sur les liaisons métal–métal au sein des systèmes d10–
d10. Enfin, il ressort que les complexes mononucléaires du groupe 11 sont plus réactifs mais moins
stables, alors que les complexes binucléaires sont plus stables mais moins réactifs.